C’est comment, l’autre bout du monde ?

Petit disclaimer : cet article n’a pas pour but premier d’exposer mes photos de voyage mais plutôt de vous parler de mes impressions – cependant, si vous êtes sages et que vous lisez tout tout tout jusqu’au bout, vous en trouverez quelques unes à la fin. En attendant, c’est parti pour quelques lignes de bavardage !

Et bien à vrai dire, cela reste la même planète. Mais vraiment.

Au point qu’on en arrive parfois à oublier que l’on est à l’autre bout du monde, aux Philippines.

Et moi, j’ai la sensation de vivre avant tout une aventure humaine.

Ca te renvoie ton énorme chance d’être né occidental en pleine tête, ça te rappelle que dire que tous les hommes naissent égaux, c’est du pur bullshit. Bien sûr qu’on n’est pas tous égaux à la naissance, c’est tellement hypocrite de prétendre le contraire. Certains ont tout cru tout cuit dans le bec, comme on dit, et d’autres doivent lutter et se battre parfois ne serait-ce que pour survivre. Elle est belle ton égalité, ouais. Lol.

Après, si t’as une bonne grosse dose de courage – peut-être juste pas le choix, en fait, d’ailleurs, je sais pas – plein la tête et que t’es borné au point d’avoir peur de rien, tu vas te bouger et te démener pour réussir à t’en sortir et à faire ce que tu veux de ta vie, si t’arrives à prendre conscience qu’”it’s up to you”. C’est tout.

En dehors de tout cela, quoi qu’il arrive, à l’autre bout du monde ou pas, le constat, c’est que c’est peuplé d’êtres humains, de gens adorables et d’un peu moins cools ou dangereux, de cœurs remplis d’espoir et de montagnes d’amour, d’esprits ouverts qui ne demandent qu’à se rencontrer pour apprendre les uns des autres, de générosité monstre comme d’indifférence, de peur ou d’incompréhension. Honnêtement, les gens sont les mêmes.

Et très franchement, ça fait tout drôle d’être à son tour considéré comme la minorité. D’être dévisagé, klaxonné, partout, juste parce qu’on a la peau blanche, et d’expérimenter le « white privilege », le vrai. C’est tellement dégueulasse, d’ailleurs. Non franchement, il faudrait un t-shirt qui dise « mais les gars arrêtez, je ne vaux pas mieux que vous ». Parce que c’est vrai. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est parce que je suis blanche, ou parce que je suis une femme, ou les deux. Mais c’est étrange. Et gênant. A quel moment c’est devenu cool de prendre des selfies avec des inconnus juste parce qu’ils sont blancs ? Spoiler alert: on est juste des êtres humains, hein.

 Alors oui, ici, on est considéré comme très riche, comme « upper class », tout ça tout ça, au point de pouvoir louer le plus facilement du monde un appart’ au trentième étage d’un building avec piscine et de s’offrir n’importe quoi, mais sérieusement, je ne veux pas m’habituer à ça ni trop en profiter, non. Pas quand pendant ce temps la majorité de la population crève de faim ou dort à côté de son stand dans des rues délabrées ou des bâtiments abandonnés. Ca me crève le cœur, et en même temps, cette sensation de ne rien pouvoir y faire – on ne va pas se mentir, c’est tellement frustrant… Certains me diront qu’ils sont peut-être même plus heureux que nous comme ça, mais ça ne me paraît pas être une excuse valable pour fermer les yeux sur les conditions de vie déplorables qu’on peut constater à une si grande échelle.

Quant au fait d’être là en tant qu’Exchange Student (Erasmus, en gros), ou de rester entre Français… Si vous voulez vraiment mon avis, on n’est pas venu là pour ça. Faire la fête, passer son temps dans des bars et des boîtes, ouais, c’est sympa, je ne cracherai pas dessus, mais ça va deux minutes. C’est tellement plus intéressant et enrichissant, humainement parlant, de rencontrer des locaux, de passer du temps avec eux, d’apprendre à connaître leur culture, de faire du bénévolat auprès d’enfants, de garder du temps pour ses propres projets, et j’en passe !

Enfin, vous ne verrez pas énormément de photos sur ce blog et encore moins sur Facebook – parce que je ne veux pas offrir mon voyage à ce business – non pas par égoïsme, mais tout simplement parce que je n’ai pas le « réflexe photo » : je préfère mille fois profiter d’un instant et le garder en mémoire à vie parce que je l’aurai savouré à fond plutôt que de me concentrer sur l’idée de chercher à faire le meilleur cliché possible. Et du coup, même face à des paysages magnifiques, parfois, je n’ai pas le réflexe de sortir le téléphone ou l’appareil photo.

 En parlant de photos, en voici quelques unes, plus joyeuses que le texte, comme on a pu me le faire remarquer, parce que ce pays reste tout de même très beau et que tout n’y est pas si sombre – et surtout parce que je ne me sentirais pas à l’aise de photographier les phénomènes dont je vous ai parlé : j’aurais trop l’impression d’être irrespectueuse.

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Balade sur le campus de l’université, Quezon City

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Fort Santiago, Intramuros, Manila

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Matinée à El Canonero, Puerto Galera

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Couché de soleil à White Beach, Puerto Galera

JokeStarWarsLAK

Bonus / petite touche d’humour : vous vous demandiez à quoi ressemblaient les gens à l’autre bout du monde ?

 J‘espère que ces quelques lignes et photos pour vous donner une idée de ce que ça fait de se retrouver à l’autre bout du monde vous auront plu.

 N‘hésitez pas à me raconter vos propres impressions de voyage ou simplement à me donner votre opinion sur ce que j’ai pu écrire ici !

Gros bisous – et merci de continuer à me lire !

Lucille A. K.

3 thoughts on “C’est comment, l’autre bout du monde ?

  1. J’ai l’impression d’un énorme décalage entre tes photos et le texte ^^ Sur les photos, on voit une ville tout à fait normale, riche, je n’aurai jamais imaginé que ça ressemblait à ça, même dans les grandes villes. Je garde plutôt en mémoire les bidonvilles, les forêts, et autres pirates dont on m’a parlé. J’imagine que tu n’as pas voulu montrer cette image du pays 😉 En tous cas, ça doit être une expérience géniale, très enrichissante !

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    • Merci beaucoup pour ton joli commentaire ! En fait, les photos, comme la légende l’indique, montrent différents endroits du pays, et plutôt des paysages que des gens, tout simplement parce que je ne me sentirais pas à l’aise de prendre en photo la misère ou autre, parce que ça me semblerait irrespectueux envers la population. Mais oui, effectivement, ce n’était pas tout à fait clair dans mon explication. ^^

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